Comment obtenir des entretiens d’embauche et les réussir: 5 conseils

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Comment obtenir des entretiens d’embauche et les réussir: 5 conseils

Si vous êtes en recherche d’emploi, vous vous demandez sûrement quelles qualités mettre en avant, ou quelles techniques appliquer pour maximiser vos chances d’être embauché.

Bien sûr, le recruteur va regarder vos compétences, votre CV. Ces éléments sont importants, mais ils ne sont pas suffisants pour faire la différence face à des candidats tout aussi qualifiés que vous.

Ce qui fait la différence, c’est le facteur psychologique et humain : c’est-à-dire le message que vous envoyez au recruteur et l’image que vous donnez, à la fois dans votre candidature et pendant l’entretien.

Dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pour attirer la sympathie des recruteurs et décrocher un job, depuis l’envoi de votre candidature jusqu’à l’entretien d’embauche. Mais vous pouvez aussi voir cet article en vidéo ici:

Conseil n°1: Envoyez des candidatures étudiées et spécifiques

Quand on parcourt le Web à la recherche d’un emploi, on peut trouver des dizaines, voire des centaines d’offres sur un seul mot-clé.

Pour gagner du temps et maximiser vos chances, vous pouvez être tenté d’appliquer la technique suivante : écrire un mail générique, avec des phrases toutes faites, puis l’envoyer à un maximum de recruteurs en modifiant les noms, comme un texte à trous.

Je vous arrête tout de suite : cette technique est la pire chose à faire, elle ne fonctionne absolument pas !

En effet, les recruteurs ont l’habitude de ce genre de candidatures ; en quelques secondes, ils savent faire la différence entre une lettre de motivation sincère et soignée, et un texte bidon envoyé à 50 personnes.

Pour passer la première étape de sélection, je vous conseille donc deux choses :

D’abord, de lire l’offre d’emploi attentivement, et de vous adresser spécifiquement au recruteur qui l’a publiée.

Petit plus : essayez de vous adapter à son niveau de langage. Certains employeurs aiment bien adopter un ton assez cool, et peuvent même utiliser des smileys. D’autres, au contraire, préfèrent rester très formels.

Ensuite, dans votre lettre ou votre mail, je vous conseille de parler de l’employeur, et pas uniquement de vous. C’est une petite astuce qui fonctionne en toutes circonstances : les gens aiment qu’on leur parle d’eux. En plus, cela montrera que vous connaissez la marque ou l’entreprise, et que vous êtes motivé pour le poste.

Conseil n°2 : Arrêtez d’envoyer des candidatures pour des postes qui ne vous intéressent pas

C’est une erreur que beaucoup de gens font, car ils pensent que cela va les sécuriser en cas d’échec : ils envoient plusieurs candidatures pour des jobs qui ne les motivent pas vraiment, juste “au cas-où”.

Cette technique n’est rassurante qu’en apparence ; en réalité, c’est un scénario perdant dans les deux cas :

Soit vous n’avez pas le poste, car le recruteur n’est pas idiot et se rendra compte tôt ou tard que vous n’êtes pas motivé
Soit vous jouez le jeu à fond, vous êtes recruté, et vous vous retrouvez dans un job qui ne vous plaît pas

En postulant uniquement à des offres qui vous intéressent vraiment, vous pouvez avoir l’impression de réduire vos chances ; mais c’est exactement l’inverse qui se passe, car vous vous concentrez sur les postes qui correspondent à votre profil. Vous avez donc beaucoup plus de chances d’être embauché, et surtout, épanoui dans votre nouveau job.

Conseil n°3 : Gagnez la sympathie du recruteur

Plusieurs études ont montré que, quel que soit le secteur d’activité, le facteur humain et la sympathie sont au moins aussi importants pour les recruteurs que la compétence technique.

Par exemple, une étude récente réalisée auprès de recruteurs montre que 87%d’entre eux accordent de l’importance aux “soft skills”, c’est-à-dire à des qualités humaines comme l’esprit d’équipe et le respect.

Pour être embauché, vous devez donc impérativement gagner la sympathie du recruteur.

Cela en passe bien sûr par votre attitude pendant l’entretien.

Mais il ne faut pas négliger ce qu’on appelle le smalltalk, c’est-à-dire toutes les petites conversations apparemment anodines qui ont lieu avant et après, par exemple dans l’ascenseur.

Voici quelques conseils pour engager un smalltalk de qualité :

D’abord, évitez les lieux communs qui n’ont rien à voir avec le contexte : la météo, les embouteillages…au mieux, cela ennuiera votre interlocuteur ; au pire, il aura l’impression que vous êtes stressé et que vous cherchez à combler les blancs.

Ensuite, essayez de parler de quelque chose de pertinent, en lien avec l’environnement dans lequel vous êtes : cela peut être des photos accrochées au mur, du matériel technique…Le top, ce serait de trouver une occasion de complimenter subtilement le recruteur. Par exemple, on peut faire remarquer que les locaux sont modernes et spacieux, ou les employés agréables.

Enfin, évitez à tout prix le smalltalk négatif, et notamment les médisances. Il peut être tentant de mal parler de ses anciens collègues ou employeurs, mais cela vous rendra forcément antipathique.

Dans la liste des choses à éviter, on peut également citer la politique, où vous avez peu de chances de tomber d’accord ; et l’humour un peu “limite”, qui peut vexer ou choquer certaines catégories de personnes.

Pensez aussi au langage non verbal : évitez les postures trop crispées, ne croisez pas les bras, et surtout regardez votre interlocuteur dans les yeux. Ce sont des petits détails qui peuvent faire la différence.

Conseil n°4: Comportez-vous comme un candidat qui a le choix

Beaucoup de candidats ont l’impression que c’est le recruteur qui est en position de force, et qu’ils doivent se battre pour décrocher un job.

Non seulement cette croyance est fausse, mais en plus elle peut vous nuire, en diminuant votre confiance en vous.

Pour valoriser votre profil, et faire pencher la balance en votre faveur, vous devez agir comme un candidat demandé, qui dispose d’autres options.

La plupart du temps, c’est véritablement le cas, puisque vous avez envoyé votre CV à plusieurs entreprises, dont certaines vous ont probablement répondu. Il vous faut juste prendre conscience de cet état de fait, et en jouer un peu pour vous valoriser.

Concrètement, que pouvez-vous faire pour en jouer ?

D’abord, lorsque votre interlocuteur vous demande si vous avez postulé ailleurs, n’hésitez pas à lui répondre que oui ! Votre sincérité vous fera marquer des points.

En plus, cela déclenchera chez le recruteur un sentiment d’urgence, qui l’incitera à vous rappeler rapidement pour vous donner une réponse. Le sentiment d’urgence est une technique psychologique bien connue, qui pousse souvent les gens à dire “oui”, alors même qu’ils auraient dit “non” dans un contexte moins urgent.

Ensuite, essayez de gérer votre stress, pour avoir une attitude sereine lors de l’entretien : si vous avez l’air stressé, cela peut signifier que vous accordez une importance démesurée à ce qui se passe.

Enfin, après l’entretien, évitez de relancer l’entreprise trop tôt ou trop souvent. Cela peut donner l’impression que vous êtes désespéré, et ce n’est vraiment pas l’image que vous souhaitez renvoyer.

Conseil n°5: Assumez vos échecs et vos faiblesses

Si vous avez des blancs dans votre CV, ou quelques expériences courtes, rassurez-vous : vous êtes loin d’être seul, et vous n’avez pas à en avoir honte !

Lorsqu’un employeur potentiel vous interroge sur ces accidents de parcours, dites la vérité : vous n’êtes pas obligé de vous inventer un projet personnel pour donner le change ! Le parcours parfait n’existe pas, et la sincérité est une qualité très appréciée des recruteurs.

Attention toutefois à bien formuler les choses, pour garder un ton positif et professionnel.

Par exemple, pour justifier une pause de plusieurs mois entre deux emplois, évitez de dire que vous avez fait un burn out, et que c’était la période la plus déprimante de votre vie. Dites plutôt qu’après un job où vous étiez très impliqué, vous avez eu besoin de temps pour vous recentrer.

L’autre règle, on en a déjà parlé, c’est de ne pas être médisant. Si vous avez quitté brutalement un poste parce que votre boss était toxique, n’employez aucun adjectif négatif à son sujet. Dites simplement que vous ne vous entendiez plus avec votre patron, ou que vous n’aviez pas la même manière de fonctionner.

En suivant toutes ces recommandations, vous devriez assez facilement trouver un emploi qui vous plaît, sans avoir à mentir sur votre parcours ou votre personnalité.

 

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