Etes-vous un « people pleaser » ? Et comment ne plus l’être

Aujourd’hui on va parler des gens « trop gentils », les gens qui disent OUI à tout et tout le monde. Il existe une expression en anglais : « People Pleasers », que j’utiliserai souvent dans cet article (désolé Molière !), parce qu’on n’a pas vraiment d’équivalent en Français.

C’est un trait de caractère qui a ses avantages : une personne hyper gentille c’est toujours agréable, et quand elle tombe sur quelqu’un comme elle, les deux peuvent en tirer beaucoup de bénéfices mutuels.

Mais il existe surtout de GROS inconvénients à être trop gentil. Les people-pleasers vont avoir tendance à ne pas s’affirmer, et par conséquent, à ne pas développer leur personnalité. Au final, ils ne vont pas exploiter leur vrai potentiel intérieur, ce qui est une mauvaise chose pour eux, mais aussi pour tous les gens avec qui ils interagissent. 

Par ailleurs, les people-pleasers font toujours passer l’intérêt des autres avant le leur. Du coup, certaines personnes en profitent et les écrasent. Au fond d’eux, ils vont souvent développer une aigreur, qui risque un jour d’exploser comme un volcan. 

Le pire dans tout ça, c’est qu’être trop gentil, c’est souvent malhonnête : c’est une stratégie de « survie » que l’on développe très jeune, et qui fait qu’on préfèrera dire OUI à tout et à tout le monde, plutôt qu’entrer en conflit, même lorsqu’on n’est absolument pas d’accord.

 

Les traits de caractères d’un people pleaser

Trait n°1 :

Ils ont grandi avec des parents très exigeants. Les psychologues sont assez d’accords là-dessus : quand on grandit dans un environnement où la moindre occasion de s’affirmer est tuée dans l’œuf, on aura tendance à développer une personnalité de people pleaser, dire oui à tout, par peur de décevoir et peur des représailles.

Trait n°2 :

Ils ont peur du conflit et l’évitent à tout prix

Trait n°3 :

Ils n’agissent pas de la même manière avec tout le monde. Exemple type : autour d’une personne à « fort statut social » ils rigolent à n’importe quelle blague, disent oui à tout etc…

Trait n°4 :

Leurs paroles / actions / interactions sociales sont souvent en décalage avec leur « voix intérieure », avec leur volonté

Trait n°5 :

Ils ne choisissent rien et n’ont jamais le dernier mot sur une décision. C’est le truc typique de ceux qui répondent « Comme vous voulez » tout le temps quand on propose un resto ou une activité ou autre.

Trait n°6 :

Ils s’excusent tout le temps, même quand ils ne devraient pas ou qu’ils n’ont rien fait de mal. Exemple : je me fais rentrer dedans par quelqu’un dans le métro et je dis pardon alors que je ne bougeais même pas, je ne faisais rien.

Comment s’affirmer davantage

Prendre conscience du problème et l’attaquer avec des pincettes

Avoir conscience du problème, c’est déjà une grosse étape. Mais il faut absolument prendre des pincettes pour le traiter : beaucoup font l’erreur de vouloir passer du tout noir au tout blanc (c’est d’ailleurs un trait typique des people-pleasers) et tombent dans la violence / le manque de jugement pour imposer leurs envies, ce qu’ils regretteront forcément, et ce que n’apprécieront pas leurs interlocuteurs. Il faut développer son assertivité ! 

Comprendre ce qu’est l’assertivité

L’assertivité, c’est un concept développé en psychologie, en quelque sorte l’art de s’affirmer sans jamais avoir recours à la violence ou à la manipulation.

C’est savoir respecter les autres SANS OUBLIER DE SE RESPECTER SOI.

Et parvenir à des accords qui conviennent à tout le monde, pas seulement à vous. Par la discussion, l’échange, la logique / rhétorique, mais aussi et surtout la BONNE empathie.

5 conseils pour travailler au quoditien

1) Affronter sa peur de décevoir

Ne jamais oublier que les gens ne sont pas en carton : ils s’en remettront. > Exemple : mon mec veut rester jouer aux jeux-vidéos alors que ça fait une plombe que je lui propose des restaurants, mais je n’ose jamais m’imposer. J’arrête de me soumettre et je lui explique clairement : « Tu es probablement fatigué, mais pour notre couple et parce que tu passeras surement un meilleur moment, fais l’effort, ça me ferait plaisir et ça te fera plaisir aussi. J’insiste vraiment : tu verras que tu ne le regretteras pas. »

2) Essayer de comprendre et résumer oralement le point de vue de l’autre

Mais ne surtout pas « l’adopter automatiquement ». Ça découle de l’exemple précédent : il faut faire preuve d’une empathie saine. A haute voix, je prouve à mon interlocuteur que je comprends sa problématique, je suis donc tout à fait légitime pour lui exposer la mienne.

3) Se forcer à faire quelque chose dont on a peur

Quand la situation se présentera (et elle se présentera). Exemple : on me double dans la queue, j’arrête de faire comme si je n’avais rien vu (alors que je bouillonne en moi), et je fais l’effort, toujours avec tact. « Excusez-moi mais je crois que vous êtes passé(e) devant moi ». Que risquez-vous au pire ? Commencez petit. Vous gagnerez en confiance en vous et progresserez…

4) Se reconnecter avec sa « voix intérieure »

La prochaine fois que vous direz « oui » à quelqu’un, essayez vraiment de vous demander si à l’intérieur de vous-même, c’est vraiment un « oui » qui résonne. Sinon, agissez tout de suite (en appliquant les tips précédents !)

5) A la fin de la journée,

Posez sur papier toutes les choses que vous avez faites (ou dites) et n’auriez pas dû, et vice-versa. Ça aide à bien mémoriser et à avoir un « tilt » quand les situations se présenteront à nouveau.

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