L’art de s’en foutre vous rend charismatique

On connait tous quelqu’un qu’a l’air de s’en foutre de tout, et parfois on aimerait vraiment être comme ça. Souvent même. En réalité, il y a une vraie forme de charisme qui se dégage de ceux qui ne se laissent pas atteindre par tout et n’importe quoi. Au boulot, dans un groupe d’amis, dans les situations amoureuses, etc. Je pense par exemple à certains personnages de films ou séries : le Dude de big lebowsky, le vieux (ancien flic) dans breaking bad et better call saul, etc…

Par exemple, dans une situation de drague, un homme ou une femme qui se lance et s’en fout un peu des conséquences de ce qu’il va dire, le faisant de manière naturelle, a beaucoup de chances d’être plus drôle, plus attirant. C’est super déstabilisant et attirant de voir quelqu’un s’assumer tellement qu’il/elle s’en fout de ce que pourra soulever ses paroles et son attitude (dans une certaine mesure, entendons-nous).
En entretien d’embauche, ça marche aussi très souvent comme ça : une personne trop « en chien », ou qui a peur de parler d’argent, de se valoriser, a moins de chances qu’une personne qui s’en fout littéralement de demander un bon salaire, de poser des conditions, de ne pas ressembler à un toutou qui attend son os. En fait, s’en foutre de la bonne manière, ça rime super bien avec « avoir de l’audace », parce que dans les deux cas, on n’a pas peur de l’image qui se dégage de nous quand on OSE demander quelque chose : on s’en fout. En fait, c’est pas « oser quelque chose d’apparemment trop audacieux » qui devrait nous faire peur, mais au contraire NE PAS OSER… Et je suis sûr que vous en avez, des regrets de ne pas avoir osé. La personne qui s’en fout, elle, a moins de regrets. Quand ça passe pas, tant pis : elle a essayé 😉

Alors ici il faut bien faire une distinction : on ne va pas parler du flemmard qui ne fout rien et ne prend donc aucune décision, n’a aucune responsabilité, auquel cas c’est facile de s’en foutre de tout, et ça n’a pas grand-chose de charismatique. On va plutôt parler de la personne qui a atteint un tel niveau de confiance en elle et en la vie, qu’elle arrête de se prendre la tête pour des choses qui en définitive, ne valent pas un caillou.
Le je m’en foutisme « charismatique », celui qui vous rendra attirant, il se cultive, il se travaille sur le long terme et pas n’importe comment. On va essayer ici de définir 5 règles d’or qui pourront vous servir de boussole si vous visez ce graal qui semble si naturel chez certains.

Définir ses valeurs

Un travail d’introspection pour savoir qu’est-ce qui nous tient vraiment à cœur dans la vie, ce qui est vraiment important, et ce qui est « alimentaire ». La santé d’un membre de ma famille, c’est important et je vais pas m’en foutre, je vais être très affecté et ne pas hésiter à le montrer. Une fille qui me rejette ou un boss qui me parle mal dans un boulot que j’aime pas vraiment, ça rentre pas dans mes valeurs-clé. Et si je m’en foutais ? C’est pour ça que c’est important de définir ses valeurs comme point de départ.

Rester responsable

Responsable, ça vient de « répondre ». Être responsable, ça ne veut pas dire être « à l’origine » d’une chose ou d’un problème, ça veut dire être en position de répondre à cette chose ou ce problème. Par exemple, je suis responsable de ma vie. Et pourtant je ne suis pas coupable d’être né dans une famille riche, pauvre, d’être petit ou grand, etc.
Le je m’en foutisme version charismatique, il n’admet pas qu’on se décharge de nos responsabilités, il admet seulement qu’on n’endosse pas la responsabilité de choses peu essentielles, tout à fait superficielles, et dont on pourrait se passer.
Par extension, ça veut aussi dire « rester quelqu’un de fiable ». Vous trouvez ça attirant, quelqu’un qui dit qu’il va faire quelque chose et ne le fera pas ? Un « bon » je-m’en-foutiste fera ce pour quoi il s’est engagé, mais par contre, il/elle ne s’engagera pas dans des choses qui ne rentrent pas dans sa grille de valeurs, et n’hésitera pas à le faire savoir et à dire non quand c’est nécessaire, au risque de décevoir. C’est ça, « s’en foutre » de la bonne manière.

Ne pas être désagréable

En fait, s’en foutre, ça peut complètement aller de paire avec le respect d’autrui et la cordialité. Ça le devrait toujours, d’ailleurs. Par exemple, si quelqu’un me prend la tête au boulot comme si sa vie en dépendait ou me demandait de rester jusqu’à pas d’heure, moi en tant que bon je m’en foutiste, je ne vais pas lui dire de turbo-catapulter ses grands morts. Je vais juste lui expliquer gentiment que vraiment, ça n’arrivera pas, que j’ai d’autres choses vraiment importantes pour lesquelles je réserve mon temps et mon énergie, que le boulot attendra, et que je dormirai sur mes 2 oreilles même si le dossier n’est pas terminé ce soir.

Certains me diront « facile à dire, mais y’a des boss qui sont prêts à nous virer pour ça ». Honnêtement, si vous n’êtes pas satisfaits de votre situation au taf, c’est peut-être une bonne chose pour vous que ça s’arrête là. Ça marche pareil dans un couple. Encore une fois, vous êtes RESPONSABLES de votre vie. Parfois, y répondre, c’est définir ses propres termes et avoir le courage de s’y tenir. Comme dit souvent Jordan Peterson, on a souvent peur des conséquences d’un grand changement sur notre vie, sans prendre en considération les conséquences désastreuses qu’auront le fait de ne pas changer. Et c’est aussi ça, s’en foutre de la bonne manière. Et honnêtement, y’a pas mal de patrons et d’amoureux/ses qui « bizarrement » vous accorderont + de valeur, au moment exact où vous leur donnerez l’impression que vous pouvez disparaitre à tout moment, sans que ça vous pose problème 😉

Garder patience dans sa démarche

Le je m’en foutisme « healthy », c’est un marathon, pas un sprint. Si vous prenez aujourd’hui la décision (que je vous conseille fortement) de commencer à rerégler votre « balécouillomètre » bien comme il faut, n’imaginez pas que dès demain, plus rien de non-essentiel ne pourra vous atteindre.
Prenez votre temps, méditez sur ce qui est important. Une bonne technique est de poser à l’écrit les choses qui vous ont atteintes aujourd’hui alors qu’elles n’auraient vraisemblablement pas dû.
Y’a un petit exercice de pensée qui peut vous aider à progresser dans votre « je m’en foutisme » : c’est terrible à dire, mais quand vous êtes face à des dilemmes, demandez-vous ce que vous feriez si vous saviez qu’il vous reste 1 mois à vivre. Bizarrement, un paquet de choses changent. Alors ce n’est pas une solution miracle et je ne vous conseille pas non plus de vous jeter dans le premier avion et de cramer toutes vos économies pour aller aux Bahamas (vous serez vite déçus, croyez-moi). Mais ça fait beaucoup de bien de mettre en perspective ce qui nous prend la tête, nous coûte de l’énergie de manière démesurée alors que ça ne devrait pas.

Ne pas le faire pour l’admiration… mais en profiter quand même !

Soyez en sûrs : à part les jaloux qui le cacheront, vous intriguerez et attirerez d’autant plus les gens que vous serez un bon « je m’en foutiste ». Sérieux, qui n’a jamais été admiratif devant quelqu’un que rien ne semble atteindre ?
Mais si vous suivez les 4 conseils précédents, que vous définissez vos valeurs et que vous vous y tenez, que vous commencez à ne plus vous prendre la tête pour tout et n’importe quoi, mais que vous le faites seulement pour vous rendre attirant(e), ça se verra. Quand quelqu’un « force » des traits qu’il n’a pas vraiment intégrés, ça se ressent direct, et c’est repoussant. Il faut que ça devienne naturel, alors soyez un bon « je m’en foutiste » avant tout pour vous, pour vous rendre la vie plus facile, pour vous sentir mieux dans votre peau, vous assumer, faire des choix qui correspondent à vos envies et besoins, reprendre votre vie en main. Le reste (gagner en « crédit social », devenir plus attirant etc) viendra tout seul… Alors même si ça ne doit pas être votre but premier de devenir fascinant ou sexy… n’oubliez pas d’en profiter quand même 😉 !

 

En définitive, en plus de rendre attirant quand c’est bien fait, le fait de s’en foutre représente une vraie économie d’énergie dans votre vie. Vous gardez de l’énergie pour ce qui vaut la peine qu’on en dépense. C’est tout bénef : vous deviendrez attirant(e) par votre côté « j’assume tellement d’être qui je suis et de faire ce que je fais, que rien de superficiel ne peut m’atteindre », et en même temps, votre vie sera plus simple. Et pour aller plus loin, je vous conseille « The subtle art of not giving a fuck » de Mark Manson, un très bon livre qui reprend ces thèmes.

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