Comment avoir une voix plus IMPACTANTE (3 conseils)

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Comment avoir une voix plus IMPACTANTE (3 conseils)

Je me suis rendu compte récemment que la plupart des gens n’ont pas vraiment compris comment travailler sa voix pour la rendre impactante.

En général ils ont une vague idée de ce qu’ils pourraient améliorer, ils surjouent à l’extrême une voix cassée faussement charismatique, et ça donne ce genre d’exemples complètement grotesques.

En réalité travailler sa voix c’est une compétence essentielle si vous voulez être écoutés instantanément sans effort.

Si vous maitrisez bien votre instrument vocal, ça va vous permettre, dès que vous ouvrez la bouche et indépendamment de ce que vous dites, de séduire et de persuader la personne qui est en face de vous.

C’est important à tous les niveaux de votre vie, que ce soit au travail ou dans votre vie amoureuse.

Je conseille souvent quand on est dans une phase de séduction d’envoyer des notes vocales au lieu d’écrire des messages.

Maintenant je vous laisse imaginer l’impact que peut avoir une note vocale que vous envoyez si vous prêtez attention aux effets que vont produire votre voix.

 

1er conseil: Posez votre voix

 

Si vous n’arrivez pas encore à poser votre voix c’est un aspect sur lequel je vous conseille vraiment de travailler.

Poser votre voix, ça veut dire trouver le timbre de voix dans lequel votre voix est la plus confortable, qui va vous permettre de prendre de l’amplitude sans forcer.

On va se regarder un exemple de voix qui n’est pas posée pour que vous compreniez pourquoi c’est important.

Pour éviter ça, vous pouvez vous entrainer à parler en expirant.

Mais vous ne devez pas aller chercher l’air dans votre gorge, sinon vous allez prendre une voix de tete assez désagréable et votre souffle va bloquer très vite.

Ca va vous faire forcer sur votre voix et ça va renvoyer à votre interlocuteur l’image de quelqu’un de mal à l’aise, qui n’a aucune faciliter à naviguer l’interaction.

Essayez plutôt de chercher l’air plus profondément, dans votre cage thoracique.

Ca va vous permettre d’atteindre un timbre plus profond naturellement, et ça va vous éviter de surjouer un effet voix cassée qui n’est pas du tout naturel.

 

2e conseil : Faites attention à votre intonation

 

Il y a un tic de langage terrible que j’observe assez souvent, et qui touche à l’intonation que vous allez prendre quand vous prenez la parole.

Certaines personnes ont tendance à terminer leurs phrases sur des intonations qui montent … au lieu de descendre.

Ca va donner des prises de parole où on ne sait jamais quand votre phrase s’arrête, parce qu’en français, une phrase déclarative se termine toujours sur une intonation descendante.

Et si on ne sait pas quand ça s’arrête, vos paroles n’ont aucune portée, et c’est beaucoup plus facile de vous couper la parole.

Je vois souvent les gens finir en intonation qui montent quand ils se présentent par exemple.

Or une intonation qui monte signale que vous attendez un feedback de votre interlocuteur.

C’est pour ça que c’est une intonation qui est utilisée dans les questions.

Vous n’avez pas besoin de l’utiliser quand vous prenez la parole.

Au contraire, vous devez chercher à vous tenir à des intonations descendantes, qui vont refléter une fermeté et une assurance plus importantes.

D’ailleurs vous pouvez aussi essayer de poser quelques questions avec cette intonation descendante (« qu’est-ce que tu en penses »)

Ca va vous aider à signaler plus d’assertivité dans votre question.

 

3e conseil : Créez une tension pour maintenir vos auditeurs en haleine

 

Si vous n’arrivez pas à captiver votre auditoire quand vous prenez la parole, c’est probablement parce que vous êtes mal à l’aide avec le silence et avec la tension.

Ce malaise va vous pousser à combler le vide avec des paroles inutiles, ou bien pire, avec des onomatopées.

Je veux parler de ces gens qui font des bruits pendant qu’ils cherchent un fichier sur leur ordinateur en réunion et que tout le monde les attend.

Si vous voulez créer des impressions mémorables sur vos interlocuteurs, je vous conseille absolument d’éviter ces stratégies de remplissage.

Au contraire, vous pouvez vous entrainer à apprivoiser le silence.

Je vous conseille non seulement de vous habituer à ne pas combler les moments de tension, mais en plus, d’apprendre à jouer de ces temps de silence pour maintenir l’attention de votre interlocuteur.

Ca peut aussi vous servir dans une interaction conflictuelle. Dans ce genre d’interactions, c’est en général la personne qui maitrise la tension qui va réussir à s’imposer.

Je vous donne un exemple : si quelqu’un vous fait une demande déplacée, ou vous dit quelque chose de maladroit, vous n’êtes pas obligés de répondre tout de suite du tac au tac.

Si vous arrivez à maitriser votre inconfort, et que vous maintenez un silence avant de donner votre point de vue, non seulement vous gagnez du temps, mais en plus vous laissez votre interlocuteur s’embourber dans sa demande.

 

***

 

Finalement, c’est aussi important de travailler sur ce que vous dites que sur ce que vous ne dites pas.

Moi je suis quelqu’un qui croit beaucoup à l’économie de la parole.

Vos silences et votre souffle sont en réalité aussi important que ce que vous dites quand vous prenez la parole.

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