4 habitudes pour un mental plus fort

Nadal
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4 habitudes pour un mental plus fort

Nadal est un joueur de tennis unique en son genre. Bien sûr, il a gagné énormément de matchs et de tournois. À Roland Garros, il a décroché 105 victoires pour seulement 3 défaites. Mais s’il est unique, ce n’est pas tant pour son palmarès que pour l’intelligence de son jeu et son mental exceptionnel. Vous pouvez apprendre énormément de NADAL, c’est ce qu’on va faire.

1 – Un coup à la fois

Si vous avez déjà pratiqué un sport, peut-être avez-vous déjà réalisé cet exercice à l’entraînement.
On vous demande de réussir 5 fois de suite le même geste ou le même coup… Si vous échouez une fois, vous reprenez depuis le début. En général, les 4 premiers gestes passent parfaitement. Le cinquième, parce que c’est le dernier et que vous savez qu’en cas d’échec, il faudra tout recommencer… Vous le loupez.
Techniquement, ce dernier coup n’a rien de différent des 4 autres. La seule différence, c’est le mental.
Le fait que ce coup soit décisif.

Nadal possède un état d’esprit assez unique. C’est l’un des seuls joueurs de tennis, l’un des seuls sportifs, qui parvient à gérer ses coups les uns après les autres, avec le même niveau d’attention.
Par exemple, c’est ce qu’il fait dans ce match. Il parvient à remonter 40 – 0. Là où l’autre n’arrive pas à conclure. Nadal, lui, avance, un pas après l’autre. Un point après l’autre. Et l’autre, on le sent, c’est “tempête sous un crâne”. Il devient fou.

Typiquement, Nadal ne compte pas les points. Il traite chaque coup avec une intensité égale, qu’il s’agisse d’une balle de match ou d’un engagement. Certains joueurs ont tendance à crier victoire trop tôt, ou à se décourager. Monfils par exemple, est célèbre pour une certaine forme d’inconstance. Il est réellement capable du meilleur comme du pire. Nadal, lui, déroule son jeu égal à lui-même. Et à chaque balle, c’est comme s’il reset-ait totalement son esprit. Qu’il ait perdu ou gagné la balle précédente, c’est pareil pour lui. Il aborde le point suivant avec la même rigueur et le même sérieux. Et ça, c’est ce qu’on appelle la résilience.

La résilience, c’est cette capacité à encaisser une information quelle qu’elle soit, et à retrouver son calme. Un peu comme un lac dans lequel on jette une pierre. Une ondée se crée à sa surface… Puis, le lac revient à son état initial. Je vous recommande d’ailleurs ça, la prochaine fois que vous vous sentez submergé par vos émotions. Respirez un bon coup et visualisez un lac qui revient à son état initial. C’est top.

L’idée à retenir, c’est que ça ne sert à rien de chercher à prédire l’avenir ou de trop revivre le passé. C’est en faisant du mieux que vous pouvez, que vous réussirez à construire quelque chose sur le long terme.

Mon conseil : ne cherchez pas à prédire l’avenir ou à tirer des conclusions trop tôt. Avancez un pas après l’autre en faisant de votre mieux à chaque fois.

2 – Maintenir un haut niveau de concentration


Nadal est un joueur connu pour ses “TOC”. Enfin, ce qu’on surnomme un peu abusivement des TOC. Il en a … littéralement énormément.
Il aligne ses bouteilles d’eau sur les lignes blanches du court. Deux bouteilles à ses pieds, l’une derrière l’autre, en diagonale, en direction du terrain. Avant de servir, il touche son t-shirt, son nez et ses oreilles deux fois… Avant de faire rebondir la balle quatre fois. Quand il prend un gel nutritif, il presse toujours le tube, 4 fois. Il rentre toujours sur le court du pied gauche … Et il y en a encore beaucoup d’autres !

Nadal a eu l’occasion de s’expliquer sur ses habitudes que beaucoup assimilent à des superstitions. En réalité, Nadal n’est pas superstitieux, il est tout simplement très concentré.
Vous vous souvenez de la pub de Zidane pour Volvic ? “Toujours les mêmes gestes.” ?
Cette routine a une raison d’être. En faisant ces gestes, Nadal s’enferme dans ce qu’on appelle un couloir de concentration. Le fait d’accomplir ces rituels lui permet de se concentrer. Et être extrêmement concentré lui fait également réaliser ces gestes, par automatisme. C’est un cercle vertueux.
Pourquoi ?
Parce que quand on fait toujours la même chose, on ne laisse plus de place au doute et au questionnement. Il n’y a plus d’espace pour les tergiversations. L’esprit cesse de papillonner.

Mon conseil : construisez des habitudes. Leur vertu n’est plus à prouver. Faire du sport. Lire. Méditer. Peu importe. Faites-le, et c’est tout. Pour ne plus vous poser de questions. Pour cesser de négocier avec vous-même. Vous savez ? “J’ai pas envie…” “Je le ferai demain…” Construire des habitudes, c’est rassurant. Ca permet d’avoir confiance dans le process à défaut d’avoir confiance en soi.

3 – Nadal sait prendre de la distance avec ses performances

Nadal est exigeant avec lui-même, mais il a également conscience que ce qu’il fait est difficile. Difficile mentalement et difficile physiquement. S’il met toutes les chances de son côté pour réussir, notamment en s’entraînant sérieusement et en travaillant son mental depuis des années, il sait aussi qu’il n’est pas à l’abri d’une erreur. Et il sait faire preuve d’une certaine indulgence envers lui-même.

S’accabler quand on échoue ne sert à rien, si ce n’est à se déstabiliser encore davantage. Et donc échouer encore plus.

Contrairement, à certains joueurs de tennis qui expriment leur frustration physiquement, sur le terrain. Nadal est dans le contrôle car il sait qu’en rajouter ne l’aidera pas. Au contraire, cela alimente un cercle vicieux.
Vous avez échoué ? Parfait. Ça arrive. Continuez, sans vous affliger outre mesure. L’essentiel, c’est la rigueur, le sérieux mais aussi la passion que vous mettez dans chacune de vos actions.

Mon conseil : Apprenez à prendre de la distance avec vos pensées. Mal se parler, montrer sa colère et sa frustration, ça ne sert à rien sinon à vous faire sentir encore un peu plus mal. Personne n’est nul dans l’absolu parce qu’il a échoué une fois. Lorsqu’il vous arrive de vous affliger avec un discours négatif, dites-vous que vous ne parleriez pas comme ça à un ami. Soyez votre propre ami !

4 – Rester humble

Dernier point qui est la suite du précédent : rester humble.

Si s’affliger ne sert à rien, trop s’auto célébrer n’est pas sain non plus. C’est le meilleur moyen de se déconcentrer et de se ramasser le coup d’après. On le voit d’ailleurs régulièrement dans les matchs de tennis. Là aussi, Nadal est exemplaire. Il démontre une excellente gestion de ses émotions. Il est heureux de jouer au tennis et il pratique sa passion sérieusement. Même lorsqu’il est favori, il prend le temps de s’entraîner et de s’échauffer comme le ferait n’importe quel débutant. Il a su conserver le sens de l’effort en dépit de ses nombreuses victoires … Contrairement à certains footballeurs qui ont tendance à se reposer sur leurs lauriers après avoir accompli quelques belles performances. Vous voyez de qui je veux parler ? On les connaît tous.

Seulement, comme le dit l’adage : Arrêter de vouloir être meilleur, c’est déjà ne plus être bon.

Et d’ailleurs, aujourd’hui encore, Nadal continue de vouloir progresser.

Mon conseil : Apprenez à rester ancré.
Échec ? Réussite ? Continuez de travailler, affinez votre méthode, votre processus.

C’est comme ça qu’on se forge un mental d’acier. En ayant confiance en son processus plus qu’en gonflant et dégonflant son ego.

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